Facesitting : en quoi consiste cette pratique sexuelle et comment la pratiquer sans risques ?

Non, le facesitting n’est pas réservé au milieu BDSM. Cette pratique sexuelle appréciée des femmes peut aussi améliorer le cunnilingus ou la fellation.

Littéralement, le mot “facesitting” signifie (en anglais) “s’asseoir sur le visage de quelqu’un”. Si cette pratique semble (à première vue) réservée à un public très particulier, elle peut en réalité améliorer nos séances de sexe oral. La sexologue et thérapeute de couple Céline Vendé nous explique tout.

Facesitting : quelle est cette pratique sexuelle, exactement ?

Comme son nom l’indique, le facesitting est une pratique sexuelle qui consiste à “s’asseoir sur le visage de son ou de sa partenaire dans le but de stimuler ses parties génitales” définit Céline Vendé.

En clair : l’un des deux partenaires est étendu sur le dos, l’autre vient s’asseoir sur son visage. La personne couchée vient stimuler les parties génitales de la personne assise (le pénis, la vulve, le clitoris, les testicules ou même l’anus) avec sa langue, ses lèvres ou même son nez.

À qui s’adresse le facesitting ? Cette pratique sexuelle s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes, sans pré-requis de genre ou d’orientation sexuelle.

À savoir. Lorsque c’est une femme qui est assise sur un homme, on parle parfois de “queen sitting” (littéralement : “la reine est assise”).

Facesitting : est-ce que c’est une pratique sexuelle de domination / soumission, ou BDSM ?

Le facesitting peut effectivement constituer un jeu sexuel de domination/soumission, répond Céline Vendé. Dans ce cas, les deux partenaires recherchent la sensation d’écrasement, voire d’étouffement, on est sur un contexte BDSM.”

Cependant, le facesitting n’a pas forcément une connotation de domination / soumission. Cette pratique sexuelle peut aussi être employée dans le cadre d’une séance de sexe oral, pour pimenter un peu un cunnilingus, une fellation ou encore un anulingus.

Le facesitting est une pratique plutôt appréciée des femmes, car elle autorise un cunnilingus avec de multiples stimulations : le / la partenaire peut bien sûr stimuler la zone génitale avec sa langue, mais aussi caresser les fesses de la femme, ses seins, ses cuisses…” souligne Céline Vendé. Par ailleurs, “pendant un cunnilingus en facesitting, la femme peut orienter son bassin comme elle le souhaite afin de “diriger” son / sa partenaire, et ainsi maximiser son plaisir !” ajoute la spécialiste.

Facesitting : en pratique, comment fait-on ?

Pour une séance de facesitting réussie, le confort est pri-mor-dial. Primo, le / la partenaire qui s’apprête à recevoir la stimulation génitale doit faire un brin de toilette : l’hygiène, c’est essentiel, donc un nettoyage à l’eau et au savon s’impose. Par ailleurs, “le facesitting peut être exigeant physiquement ; ça peut “tirer” au niveau des adducteurs pour la personne qui est au-dessus” souligne Céline Vendé. Des étirements ne sont donc pas superflus, surtout si la personne qui va recevoir la stimulation n’est pas spécialement sportive !

Du côté de la personne qui va donner la stimulation génitale, il est impératif de trouver une position confortable. On s’allonge sur un tapis de yoga, sur un lit, sur un canapé… éventuellement avec un petit coussin sous les lombaires et/ou sous la tête. Pas question d’avoir une crampe au bout de quelques minutes, ou des courbatures le lendemain !

Une fois le donneur / la donneuse bien installé(e), le receveur / la receveuse vient s’installer à califourchon au-dessus de son visage, les cuisses largement écartées, en position assise (pour un petit côté BDSM) ou accroupie (c’est plus sportif, mais il n’y a pas de risque d’étouffement / d’écrasement).

Le facesitting se décline en plusieurs variantes : “il n’est pas nécessaire d’être assis(e) sur son / sa partenaire ! précise Céline Vendé. On peut tout simplement se tenir debout, les jambes écartées, éventuellement un peu incliné(e) en avant, en s’appuyant sur le bord d’un lit, d’un meuble ou d’un mur afin de garder l’équilibre, tandis que notre partenaire se trouve en-dessous, en position semi-assise ou allongée.”

Autre possibilité : la personne qui reçoit la stimulation génitale peut se mettre à quatre pattes, les jambes bien écartées, tandis que la personne qui donne peut être allongée en-dessous. À chacun de trouver la position qui lui convient le mieux !

Facesitting : l’importance (cruciale) du consentement

Comme toute pratique sexuelle, le facesitting nécessite le consentement des deux partenaires : au préalable, il faut impérativement que les deux personnes soient à l’aise avec le sexe oral, car l’un va exposer ses parties génitales tandis que l’autre va les stimuler avec son visage !” souligne la sexologue et thérapeute de couple.

Après une indispensable discussion, le facesitting peut être proposé dans le couple comme une façon de pimenter la fellation, le cunnilingus ou même l’anulingus. “Cela peut être vu comme un jeu sexuel parmi d’autres” note Céline Vendé.

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