Arsène (“N’oubliez pas les paroles”) : ses amis Maestros, son fan club, ses 450.000 € de gains, il nous dit tout

INTERVIEW – Mercredi 20 septembre 2023, Arsène sera de retour sur France 2 pour les Masters de N’oubliez pas les paroles. À cette occasion, l’ancien Maestro a accepté de se confier à Femme Actuelle.

Depuis le lundi 4 septembre 2023, les plus grands Maestros de N’oubliez pas les paroles sont de retour sur le plateau de Nagui pour s’affronter lors du tant attendu tournoi des Masters. Pour la quatrième fois consécutive, depuis son élimination en avril 2020, Arsène a accepté de se prêter au jeu. Actuellement 22e au classement des meilleurs champions du jeu musical de France 2, il disputera son premier match de la saison lors de l’émission du mercredi 20 septembre. À l’occasion de son retour à l’antenne, le jeune Rouennais de 25 ans a accordé une interview à Femme Actuelle.

Femme Actuelle : vous revenez régulièrement dans l’émission depuis trois ans. Vous disiez d’ailleurs en 2021 avoir une “perte de motivation”… Est-ce toujours le cas ?
Arsène : 
La perte de motivation peut arriver quand je suis en plein dans la période de révisions. Des fois, je me dis “vivement que ce soit terminé”. Mais tant que je serais encore invité à l’émission, ça m’apporte tellement de satisfaction et un apport financier exceptionnel, que je n’aurais jamais le courage de tout plaquer.

Comment vivez-vous le fait de perdre chaque année des places dans le classement ?
A. : 
Au départ, c’était très pénible, j’étais assez malheureux. En voyant la facilité et la rapidité avec laquelle je perdais des places – j’ai fini 8e à mon meilleur classement – je me disais que ça aurait été mieux d’aller plus loin. Ensuite, j’ai constaté que le rythme était suffisamment lent et régulier pour ne pas que ça m’affole. J’en suis déjà à mes 4e Masters, j’y ai passé suffisamment de temps.

Vous aviez déjà remporté les Masters en 2020, lors de votre première participation. Ça rajoute une petite pression ?
A. : 
Évidemment. On n’est jamais à l’abri d’un commentaire du style : ‘Arsène n’est plus ce qu’il était’. On anticipe un peu ces petits jugements entre Maestros, qui ne sont pas méchants, mais on a envie de montrer qu’on ne perd pas la main. Il y a surtout une pression au premier match, et ça se calme quand j’ai gagné suffisamment d’argent pour considérer que l’année est réussie !

“Valérie est une de mes grandes copines de l’émission”

Travaillez-vous parfois en groupe avec d’autres Maestros, comme le font certains ?
A. : 
Assez peu, parce que je suis plus efficace tout seul. Mais je m’entends très bien avec Valérie, la Belge – c’est une de mes grandes copines de l’émission depuis 2020 – et elle m’avait proposé de réviser ensemble. Durant cette année, on s’est fait un rendez-vous en visio en moyenne une fois par semaine. Ce n’était pas tant des révisions que pour se tester mutuellement, on s’interrogeait sur cinq chansons chacun.

Avez-vous tissé de vraies amitiés avec les autres Maestros ?
A. : 
J’ai une grande complicité avec Dorian. Il n’est plus dans le classement mais je suis toujours en lien avec lui car c’est lui qui organise les concerts caritatifs, auxquels je participe. Il y a aussi Baptiste, de Biarritz, qui est vraiment quelqu’un de très gentil. Mais il n’y a que Valérie que je vois régulièrement en dehors du contexte de N’oubliez pas les paroles.

Il y a eu un léger malentendu avec Kevin l’année dernière, à propos d’une chanson de Renaud et de vos idées politiques. Ce genre de choses est-il déjà arrivée avec d’autres candidats ?
A. : 
Pas du tout, et si c’était le cas, je ne vous le dirais pas ! Pour Kevin, je n’ai pas compris. Il y a eu une sorte de petite mayonnaise qui a pris, un peu étonnante. On était tous les deux sur le plateau, et on proposait à Kevin de chanter deux chansons de Renaud, et il s’est tourné vers moi en sous-entendant que ce n’était pas trop ma “came”. Ce n’était pas du tout une tension. Il a répondu sur Twitter parce qu’il y avait eu des commentaires demandant pourquoi je n’aimais pas Renaud. Il y a des chansons de lui que j’aime beaucoup, mais le côté traditionnel fait maintenant partie de l’image qui me colle à la peau. Et j’ai contribué à la forger. Je suis connu comme le Maestro un peu à l’ancienne.

“Je suis plutôt apprécié du troisième âge”

À l’époque de votre premier passage, vous aviez chargé un ami de regarder ce qu’il se dit de vous sur les réseaux sociaux. Est-ce toujours le cas ?
A. : 
Non, plus du tout. J’ai une page que je délaisse totalement. J’avais demandé à mon ami de faire ça parce que c’était les toutes premières fois que je passais à la télé. On m’avait beaucoup alerté sur le phénomène des haters, donc j’étais méfiant. Mais heureusement, j’ai été épargné par ça. Globalement, je suis plutôt apprécié du troisième âge, qui constitue le cœur battant du public de l’émission !

À force, vous avez développé un véritable fan club. Vous avez même des comptes de fans sur les réseaux sociaux… Cette notoriété affecte-t-elle votre quotidien ?
A. : 
Ça dépend des périodes. Pendant les diffusions et les semaines qui suivent, ça m’arrive souvent d’être reconnu dans la rue. C’est toujours extrêmement bienveillant. Par exemple, je viens de déménager à Nancy et ma voisine m’a reconnu. Pour le coup, elle est vraiment très très fan ! Et à l’université aussi, la secrétaire de mon Master m’a reconnu et a fait une photo avec moi. Si j’ai quelque chose à lui demander, peut-être que mon dossier sera en haut de la pile ! [rires]

Certains internautes se demandent d’ailleurs si vous êtes HPI…
A. : 
Non, en tout cas je ne suis pas diagnostiqué. Mais ça m’étonnerait ! J’ai une intelligence dans la moyenne, et je n’ai jamais voulu faire de test de QI ou autre parce que j’aurais trop peur de découvrir que je suis un peu bête ! [rires]

“Je suis en déficit chronique”

En 2021, vous expliquiez à Nagui avoir fini vos études et “ne rien faire” hormis vivre de vos rentes immobilières. Mais vous êtes maintenant de retour à l’université ?
A. : 
Je n’avais pas fini mes études, je les avais abandonnées. J’étais en Master 2 de recherches en Histoire, et j’étais un peu dans ma bulle de gloire et argent facile, strass et paillettes… J’avais du mal à revenir à la vie normale donc j’ai fait le calcul, pas si bête, de me consacrer uniquement à l’émission. Je suis en Sciences politiques maintenant. J’aimerais être collaborateur d’élu : directeur de cabinet, assistant parlementaire… J’ai toujours été passionné par la politique, mais je ne me vois pas pour l’instant m’engager électoralement.

Vous confiez avoir dépensé vos gains pour des investissements locatifs. N’avez-vous donc rien gardé pour vous faire plaisir ?
A. : 
Aujourd’hui, avant les Masters 2023 donc, je suis à environ 450.000 euros de gains. Je n’ai fait aucun achat démesuré, à part des costumes sur-mesure. Je suis propriétaire de trois biens immobiliers, donc je reçois trois loyers. Ça me fait des bons revenus, mais je me suis rendu compte de la cherté de la vie et même avec ça, je ne suis pas autosuffisant. Je suis obligé de piocher régulièrement dans le capital qu’il me reste. Je suis en déficit chronique.

Votre famille doit être fière de votre long parcours dans l’émission…
A. : 
Oui, mais je n’ai pas du tout une famille de groupies. Ils étaient impressionnés de voir tout l’argent que j’ai pu gagner, je pense qu’ils étaient fiers de moi. Mais maintenant, ils ont pris l’habitude. Ce ne sont pas mes fans les plus hystériques ! [rires]

D’ailleurs, personne n’a eu envie de participer à N’oubliez pas les paroles dans votre entourage ?
A. : 
Non, mais ma grande sœur aurait pu. Je crois qu’elle avait fait le casting une fois, bien avant moi. Je pense que le côté show-business, argent un peu facile, ce n’est pas trop son style de vie.

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