Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron en froid ? Pourquoi “ils ne sont pas près de se revoir”

Très proches pendant plusieurs mois, notamment au moment de la crise du Covid-19 puis de la difficile réforme des retraites, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron ont longtemps mis en scène leur proximité. Mais l’ancien président et l’actuel seraient désormais en froid. Mais pour quelles raisons ?

Il est loin, le temps où Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy s’échangeaient des mots doux. Après s’être longtemps invités à déjeuner au vu et au su de tous, la lune de miel de l’actuel président avec l’ancien paraît bel et bien terminée. Selon les informations recueillies par Le Pointl’ex-chef d’État de 68 ans serait las de constater que ses précieux conseils ne sont pas appliqués par le successeur de François Hollande, que ce soit en matière de choix de Premiers ministres – il avait notamment glissé le nom de Catherine Vautrin, surnommée “Sarko Girl”, au départ de Jean Castex – ou de politique intérieure et étrangère.

C’est pourquoi, dans le nouveau tome de ses mémoires paru en août dernier, Le Temps des combats (éd. Fayard), le mari de Carla Bruni n’a pas pris de pincettes pour donner son avis sur la manière dont l’ex-“Mozart des finances” gère la guerre en Ukraine. “Au fond, Nicolas Sarkozy voudrait qu’Emmanuel Macron l’envoie discuter avec Vladimir Poutine. Mais Macron ne le fera jamais…”, affirme un proche à l’hebdomadaire, complété par un homme en contact avec les deux présidents. “Depuis, ce n’est pas la joie. Ils ne sont pas près de se voir.”

Guerre en Ukraine, mandat présidentiel : les divergences d’Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy

Dans son livre, Nicolas Sarkozy déclare notamment que l’Ukraine devrait “rester neutre”, et surtout, ne jamais adhérer à l’OTAN ou faire son entrée dans l’Union européenne. L’ancien locataire de l’Élysée explique que la France a tort de livrer “des armes à flux continu à l’un des belligérants”, appelant en effet plutôt à “renouveler le dialogue avec Vladimir Poutine”“C’est le devoir du président français de conserver ouverte la voie du dialogue avec la Russie”, assure celui qui ne manque jamais une occasion de rappeler qu’il a “arrêté les chars russes” aux portes de la Géorgie en 2008, en allant négocier avec Dmitri Medvedev, alors Président de la fédération de Russie.

Invité du 20 heures de TF1 le 23 août dernier, le père de Giulia Sarkozy a réitéré ses critiques à l’égard des choix du président de la République, en s’appuyant fermement sur son expérience personnelle l’ayant conduit à “huit heures de discussions extrêmement violentes” avec Vladimir Poutine, avant que celui-ci ne décide de faire reculer son armée. Sur C à vous le 5 septembre, l’historique membre des Républicains a par ailleurs démonté les propos d’Emmanuel Macron, ayant qualifié l’impossibilité pour le chef de l’État d’effectuer plus de deux mandats de “funeste connerie”, face aux chefs de partis. Impossible que le quadragénaire l’ait oublié : Nicolas Sarkozy est à l’origine de cette borne électorale, instaurée lors de sa grande réforme constitutionnelle, en juillet 2008.

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