Fontainebleau : retrouvée morte après une fugue, Myriam, 14 ans, consommait des drogues depuis plusieurs mois

Myriam, 14 ans, en fugue de son foyer de Melun depuis le mois de janvier, a malheureusement été retrouvée sans vie ce vendredi 23 février 2024.

Alors qu’elle était en patrouille, une équipe du commissariat de police de Fontainebleau a été appelée pour intervenir dans un logement de la commune, le vendredi 23 février 2024, vers 22 heures. Lorsqu’elle est arrivée sur place, l’équipe de policiers a fait une découverte macabre.

Le père de Myriam réclame des réponses

Lorsqu’ils sont entrés dans le logement, les policiers de la commune de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, ont découvert le corps sans vie de Myriam, 14 ans, en fugue d’un foyer de Melun depuis le 15 janvier dernier. D’après les premiers éléments de l’enquête rapportés par le Parisienl’adolescente serait décédée d’une overdose.

Le père de Myriam, Mohamed Makan, 57 ans, cherche à obtenir des réponses, et affirme qu’il ne lâchera rien tant que la justice ne sera pas rendue à sa fille. Il exprime : “Myriam était une petite fille pleine de vie. C’était une très bonne élève qui rêvait d’être pédiatre“. Myriam était placée à l’Aide Sociale à l’Enfance depuis deux ans et son père ne l’avait pas revue depuis.

Myriam morte d’une overdose ?

Myriam était diabétique de type 1, et devait suivre un traitement quotidien. À ce stade, les enquêteurs ne peuvent dégager une cause certaine de la mort de Myriam, mais au moment où elle a été trouvée, elle était accompagnée de deux autres jeunes filles, toutes deux majeures. Elles ont été interpellées par la police et ont avoué avoir consommé des drogues, notamment du crack et du cannabis. Mais elles ont aussi reconnu que l’adolescente n’avait pas pris son traitement depuis plusieurs jours. La locataire du logement a été placée sous contrôle judiciaire. La deuxième femme, elle, a été placée en détention provisoire.

En raison des éléments inquiétants et mystérieux qui entourent le décès de Myriam, le parquet de Fontainebleau a ouvert une enquête pour homicide involontaire. Selon le Parisien, l’autopsie, qui a été réalisée ce mercredi 28 février 2024, n’a pas permis de déterminer les circonstances de sa mort. Cependant, les expertises toxicologiques et biologiques qui seraient en cours pourraient permettre d’en savoir plus. Le procureur de la République de Fontainebleau, Arnaud Faugère explique : “L’enjeu est de savoir si Myriam avait consommé des stupéfiants et, si c’est le cas, en quelle quantité. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire. Deux chefs d’accusation ont été ajoutés : détention de stupéfiants et cession de stupéfiants à des mineurs pour leur consommation personnelle”. Un délit qui peut valoir jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Myriam consommait de la drogue depuis plusieurs mois

D’après les informations de nos confrères du Parisien, l’adolescente consommait de la drogue depuis plusieurs mois. Son père Mohamed Makan avait d’ailleurs appris cela par le foyer de Melun alors qu’il cherchait à avoir des nouvelles de sa fille. “Ils m’ont dit : Votre fille fume du cannabis, sans plus d’explication. Je me suis immédiatement dit qu’il était dangereux pour elle de rester dans ce foyer” a-t-il confié. Malgré de nombreux courriers écrits et envoyés en recommandés au juge des enfants, au foyer et au tribunal judiciaire de Melun à la fin du mois d’octobre 2023, Mohamed Makan n’a reçu aucune réponse. Un témoin anonyme révèle : “Myriam traînait avec une fille plus âgée, qu’elle avait rencontrée au foyer du Mée-sur-Seine où elle avait été placée quelques mois auparavant. Cette majeure était habituée à se droguer et traînait avec des sans-domicile-fixe près de la gare de Melun. Myriam fuguait et rentrait dans des états pas possible au foyer”.

Tandis qu’une ancienne salariée déclare : Myriam n’est pas passée de rien à la coke sans étapes. Personne n’a rien vu ? Soit, on hospitalise le jeune, soit on l’envoie ailleurs pour la sortir de son environnement toxique. S’il y a mise en danger, on réoriente l’enfant”. Et un autre salarié du foyer révèle : “La procédure, c’est de réagir après qu’un enfant a commis un acte grave, mais il faudrait agir en amont. On avait alerté la direction pour dire que Myriam fuguait et se droguait. Elle a prévenu l’Aide sociale à l’enfance”.

Elle multipliait les fugues

Nos confrères du Parisien ont contacté l’association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, qui chapeaute le foyer de Myriam. “Dès le constat de fugue, le vendredi 23 février 2024, un signalement a été fait, nous avons immédiatement activé le dispositif de disparition inquiétante auprès des forces de l’ordre et informé l’Aide sociale à l’enfance” se défend-elle. Le procureur de la République de Fontainebleau, Arnaud Faugère confirme : “D’après les éléments que nous avons recueillis, dès le constat de sa fugue les éducateurs ont tenté de la retrouver. Ils ont pris attache avec son frère de qui elle était assez proche et ont tenté de la trouver dans les endroits où elle avait l’habitude de traîner. Ce n’était pas sa première fugue et, habituellement, elle rentrait avant la nuit”.

Une version appuyée par le conseil départemental comme le rapportent nos confrères. “Le foyer nous a confirmé avoir déclaré systématiquement les fugues de Myriam auprès du commissariat. Les juges étaient donc parfaitement et régulièrement informés de la situation. Cette perte tragique rappelle la problématique générale du milieu médical et social en crise, avec de grandes difficultés de recrutement et de fidélisation dans ce secteur et qui impactent l’ensemble des départements français” déclare le conseil départemental.

Sources utilisées :

Le Parisien

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