Des jumeaux nés après 5 mois de grossesses portent une tenue de remise de diplôme après avoir survécu

Voici l’histoire touchante des jumeaux Kimyah et DJ, venus au monde après seulement 22 semaines de grossesse comme le rapporte nos confrères de Good Morning America. Ces bébés prématurés étaient considérés comme de véritables survivants à l’hôpital : tels des petits guerriers, ils se sont battus avec acharnement pour rester en vie. Ils ont finalement quitté la Cleveland Clinic après plus de quatre mois à l’unité de soins intensifs néonatals. Ils méritaient largement leurs blouses et leurs toques de « diplômés » !

Sauvez mes jumeaux !

Au moment de leur naissance, largement prématurée, Kimyah ne pesait que 340 g et DJ 425 g, avait annoncé l’hôpital dans un communiqué de presse. À ce stade aussi précoce, la survie des bébés n’était que de 10 % à 20 %, avec la forte possibilité d’un retard de développement. Autant dire que la jeune maman, Kimberly Thomas, vivait l’un des pires moments de sa vie. D’ailleurs, elle avait pressenti que quelque chose n’allait pas dans son ventre : il était anormal qu’elle perde si tôt du liquide amniotique, celui-là même qui protège normalement le fœtus dans l’utérus avant la naissance. Et, une fois arrivée à l’hôpital pour faire un contrôle, elle était déjà dilatée de quatre centimètres !

Face à l’urgence de la situation, il fallait rapidement mettre au monde les bébés.  Après leur naisOKsance en octobre 2022, les petits DJ et Kimyah ont dû être immédiatement réanimés et intubés avant d’être transférés sur-le-champ à l’unité de soins intensifs néonatals (NICU). Kimberly se souvient encore de sa toute première impression quand sa fille Kimyah a été emmenée à la NICU, elle était affolée de la trouver « tellement petite ». Selon le communiqué de presse de l’hôpital, Kimyah avait la taille d’une canette de soda, tandis que DJ était légèrement plus grand. Si bien que les infirmières pouvaient même les tenir dans le creux de leurs mains. C’était terrifiant ! Le Dr Firas Saker, directeur médical de l’unité de soins intensifs néonatals à la Cleveland Clinic de Mayfield Heights, en Ohio, a déclaré que la mère était au bord du désespoir et qu’elle suppliait les médecins de faire « tout ce qui était en leur pouvoir pour sauver ses jumeaux ».

Un espoir de survie très mince

Damante Jackson, le père des bébés, a déclaré à Good Morning America que les médecins ont préféré ne pas leur donner trop d’espoir en leur expliquant que leurs jumeaux avaient peu de chance de « survivre les trois premiers jours ». « Même si DJ et Kimya n’en ont aucun souvenir, ce fut très difficile pour eux », a-t-il ajouté. Anéantis, les parents se sont mutuellement soutenus, alternant les prières et les visites quotidiennes à l’unité de soins intensifs néonatals. La peau des nourrissons était si fragile qu’ils n’ont même pas pu les prendre dans leurs bras durant tout le premier mois. « Je me rendais à la NICU tous les jours pour parler à mes bébés », raconte Kimberly. « Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul jour où je n’ai pas passé au moins quelques minutes avec eux », se souvient-elle encore bouleversée par ce douloureux épisode de sa vie. Selon le Dr Saker, l’implication de la mère a été cruciale pour le développement desjumeaux. Elle les a aidés à rester forts et à « surmonter les obstacles ».

Comme vous pouvez l’imaginer, ce séjour à l’hôpital a été ponctué de haut et de bas. Kimberley se souvient de moments effrayants et très éprouvants, notamment lorsque Kimyah a eu une légère hémorragie cérébrale ou lorsque DJ a subi un effondrement pulmonaire. Malgré tout, la famille était particulièrement soudée dans cette lourde épreuve, restant optimiste, gardant l’espoir coûte que coûte.

Une sortie en fanfares…

Finalement, le calvaire a pris fin au bout de 138 jours ! Les bébés étaient enfin prêts à rentrer chez eux. Autant dire que les parents, la famille et tout le personnel de l’hôpital ont vécu ce jour comme un véritable soulagement. Tout le monde était pleinement reconnaissant de l’issue heureuse de ce long périple.  Bien évidemment, il restait encore quelques défis à surmonter pour les jumeaux après leur sortie de l’hôpital. Kimberley a expliqué que ses bébés devaient « encore recevoir de l’oxygène en raison du sous-développement de leurs poumons » et qu’elle devait également « surveiller de près leurs taux de saturation en oxygène dans le sang ». Mais, au moins, le plus dur était passé, les jumeaux avaient survécu et ils étaient quasiment sortis d’affaire. Pour célébrer dignement l’évènement, une cérémonie a été organisée : les bébés ont été affublés de costumes de « diplômés », rose pour la fille et bleu pour le garçon. Alors que la famille quittait l’hôpital, le personnel médical remplissait les couloirs et applaudissait de bon cœur.

Le Dr Saker a déclaré que c’était un moment vraiment « intense et émotionnel » pour tout le personnel de l’hôpital. Une infirmière a même admis qu’elle avait de gros doutes quant à la survie des bébés et ne voyait pas « ce jour arriver ». C’était un véritable miracle. Et c’est ce qui a rendu ce moment encore plus « incroyable à vivre ». Le médecin a également précisé que les bébés « se portent bien, mais qu’ils font l’objet d’une surveillance constante ». En revanche, d’après l’hôpital, il faudra attendre encore quelques années avant de savoir s’ils connaîtront des retards de développement.

Restez positif, c’est le secret du bonheur !

Aujourd’hui, alors que les jumeaux célèbrent leur premier anniversaire, leur mère a déclaré que ses beaux enfants se portent à merveille et qu’ils sont particulièrement autonomes : « ils essaient de tout faire par eux-mêmes ». « Kamyah et DJ sont très actifs, curieux et ils aiment explorer tout ce qui les entoure », dit-elle. Après être sortie de l’enfer, elle a souhaité envoyer un message d’espoir à tous les parents qui vivent des épreuves similaires. Elle confesse que ce douloureux parcours lui a enseigné une leçon de vie très précieuse : « Il faut toujours rester positif quoi qu’il arrive, garder en tête son objectif et surtout se concentrer sur le résultat que l’on souhaite ».

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